Les services pédagogiques de l'Institut de France et du rectorat de l'académie d'Amiens vous proposent de visiter...

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L'ABBAYE ROYALE DE CHAALIS

ET

LE MUSÉE JACQUEMART-ANDRÉ.

Extraction des matières à parfum

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L'extraction des molécules à parfums

 

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Les ateliers des parfums de Chaalis

  On peut extraire des parfums des différentes parties du végétal : feuille, fruit, rameau, écorce, racine, sève, mousse, bois, graine.  Selon leur volatilié, les matières sont classées "notes de tête" (fortement volatile), "note de coeur" (moyennement volatile) et note de fond (plus faiblement volatile).

  À Chaalis on vous proposera de travailler les matières ci-dessous

NOTES DE TÊTE

1. CITRON

2. MENTHE

9. EUCALYPTUS

28. PAMPLEMOUSSE

 

 

 

 

 

 

 

 

NOTES DE CŒUR

3. JASMIN

4.GINGEMBRE 

5. GALBANUM.

10. CISTE

11. TUBÉREUSE

12. CANNELLE

14. FLEUR D'ORANGER

16. ROSE

18. GÉRANIUM

19. MIMOSA

25. LAVANDE

27. YLANG YLANG

 

 

NOTES DE FOND

6. CÈDRE

7. MIEL

8. MOUSSE DE CHÊNE

13. SANTAL

15. AMBRETTE

17. BENJOIN

20. VETIVER

21. VANILLE

26. MÉLILOT

30. PATCHOULI

 

 

 

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L'arbre des senteurs

 

*

Selon les techniques d'extraction, on parlera d' huiles essentielles (matières obtenues par hydrodistillation du végétal) ou d'absolues (matières obtenues par extraction au sovant volatil).

Quelques exemples parmi les fragrances déjà évoquées

Les huiles essentielles
  1. Citron
  2. Cèdre
  3. Santal
  4. Gingembre
  5. Ciste
  6. Cannelle
  7. Galbanum
  8. Menthe
  9. Eucalyptus
  10. Rose
  11. Néroli
  12. Ambrette

 

Les absolues
  1. Résinoïde Benjoin
  2. Absolue de Jasmin
  3. Absolue de tubéreuse
  4. Absolue de Mousse de Chêne
  5. Absolue brèches d'abeilles (Miel)

 

 

 

 

L'enfleurage à froid

 

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Jasmin

  Les graisses absorbent les odeurs. Autrefois, la graisse inodore était étalée sur des plats en céramique mais depuis le début du XIXe siècle, on la déposait sur les deux faces en verre d'un châssis en bois. La graisse était ensuite rayée avec une fourchette.

  Cette technique permettait de traiter des fleurs fragiles (comme le jasmin) qui conservaient leur odeur après la cueillette mais qui ne supportaient pas la chaleur. Après avoir été soigneusement triées, les fleurs étaient piquées délicatement dans la graisse. Celle-ci absorbait l'odeur des fleurs pendant trois mois, jusqu'à saturation.. Tous les jours, on retournait les châssis pour faire tomber les fleurs et on les remplaçait. Par cette méthode, 1 kilo de graisse pouvait absorber le parfum de 3 kilos de fleurs. A la fin de l'enfleurage, on recueillait la graisse avec une cuillère plate, en bois. On faisait fondre alors cette pommade qui était ensuite décantée. La graisse parfumée était alors introduite dans une batteuse avec de l'alcool. Le parfum ainsi agité quittait la graisse et se dissolvait dans l'alcool. On filtrait le mélange pour obtenir ce que l'on appelle de l'absolue. Cette technique a été abandonnée vers 1930 car il fallait une importante main-d'œuvre et un grand nombre de châssis. De plus, la graisse était difficile à manipuler car elle fondait dès qu'il faisait trop chaud.

 

L'enfleurage à chaud

 

 

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Fleur d'oranger (Néroli)

Déjà connu dans l'Antiquité par les Égyptiens, l'enfleurage à chaud ou digestion fut aussi pratiqué en France, à Grasse : on mettait à fondre de la graisse dans de grandes marmites chauffées au bain-marie et on y jetait les fleurs. On remuait le mélange pendant deux heures. Le lendemain, on enlevait les fleurs de la veille avec une passoire plate et on les remplaçait par des fleurs fraîches. On répétait au moins 10 fois l'opération.  Lorsque la graisse ne pouvait plus absorber le parfum des fleurs, on filtrait pour séparer la graisse des fleurs. On obtenait une pâte parfumée appelée pommade que l'on traitait par la même technique d'extraction que pour un enfleurage à froid.

  La rose centifolia, la violette, la fleur d'oranger et la cassie étaient traitées ainsi.

L'hydrodistillation

 

 

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Alambic

À gauche, la chaudière et à droite le condenseur et le vase florentin.

  Ce procédé ancien fut importé en Europe par les Arabes entre le VIII° et le X° siècle mais le principe était déjà connu des Grecs et des Egyptiens dès le IV° ou le III° siècle avant Jésus Christ. Au Moyen Âge on utilisait la distillation pour préparer des médicaments, des parfums et des liqueurs. Les plantes contiennent des huiles essentielles odorantes enfermées dans la fleur, les racines, les feuilles, les résines des arbres. Pour extraire ces huiles parfumées on utilise de la vapeur d'eau. Celle-ci peut en effet entraîner avec elle les huiles parfumées qu'elle enlève aux plantes. La distillation est très efficace pour la lavande, les racines d'iris, le vétiver, le bois de santal, les feuilles de géranium.

  On place les plantes dans l' eau ou mieux encore sur des grilles dans un récipient appelé alambic. La vapeur d'eau fabriquée dans la chaudière traverse les plantes. Ainsi les huiles parfumées contenues dans ces plantes se mélangent à la vapeur d'eau. Celle-ci s'élève alors et entraîne avec elle les parfums. Elle quitte la chaudière en passant dans un col de cygne puis dans un serpentin glacé. Au contact du froid la vapeur parfumée se condense et devient liquide. Ce liquide qui est donc formé d'un mélange d'eau et d'huile parfumée tombe dans un vase florentin. L' huile essentielle, plus légère que l'eau reste en surface, l'eau restant au fond. C'est ainsi qu'on va pouvoir les séparer. On utilise toujours ce procédé à Grasse pour distiller la lavande, la sauge, le basilic.

  Pour obtenir un kilo d'essence pure, il faudra distiller : entre 4000 kg et 10000kg de pétales de roses, 1000 kg de fleurs d'oranger, 600 kg de géranium, 500 kg de fleurs de camomille, 330 kg de feuilles de patchouli ou 125 à 175 kg de lavande.

 

L'expression à froid

 

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Citrus aurantium bergamia

Le bergamotier naît d'un greffon de citronnier et de bigaradier

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  Cette technique d'extraction est utilisée pour obtenir des essences d'agrumes contenues dans les zestes * Autrefois, on frottait le fruit manuellement sur les parois garnies de picots d'une écuelle de bois. L'huile ainsi exprimée était recueillie à l'aide d'une éponge. Elle était ensuite soigneusement filtrée. De nos jours, les fruits sont pressés à froid. Ensuite, par centrifugation, on sépare l'huile essentielle du jus de fruit. C'est technique permet d'extraire à faible coût des essences de bonne qualité. Les agrumes les plus utilisés sont la bergamote (CITRUS BERGAMIA), la mandarine, l'orange et le citron.

  À Grasse, au milieu du XVIIIe siècle, on fabriquait des boîtes bergamotes dont la senteur délicate leur assura un très vif succès. Elles étaient souvent surmontées d'une statuette creuse en carton, selon la technique des santons provençaux.

* Partie externe, ayant saveur et odeur, légèrement amère, du péricarpe des citrons et autres agrumes.

 

L'extraction au solvant volatil

 

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  Au XIXe siècle, cette nouvelle technique est mise au point pour remplacer l'hydrodistillation qui ne donne pas de bons résultats avec la rose, le narcisse ou le mimosa. Un des solvants utilisés, l'hexane, possède un très grand pouvoir de solubilisation et il peut être facilement éliminé grâce à sa grande volatilité. La matière première est chargée dans l'extracteur puis elle est épuisée par des lavages successifs avec du solvant approprié. Après passage dans un décanteur puis dans un concentrateur, s'effectue la distillation partielle. On a d'un côté des molécules odorantes, des cires et des pigments et de l'autre, le solvant qui sera réutilisé.

Selon la nature du végétal on obtient :

Le résinoïde (baumes, gommes et résines). Il est employé en l'état.
La concrète (résultat du traitement de tous les organes de la plante).

Le traitement de la concrète :

  ll faut d'abord laver la concrète à l'alcool pour dissoudre les molécules odorantes. Le mélange est ensuite filtré pour en séparer les cires et les pigments. Ensuite, on glace le produit restant pour éliminer les dernières traces de cire. Le produit restant est distillé sous pression réduite pour enlever toute trace d'alcool. On obtient alors l'absolue, matière première si précieuse de tous les parfumeurs.

 

L'extraction au dioxyde de carbone super crititique

 

web co2.jpg (23671 octets)   Il s'agit d'un nouveau procédé d'extraction des matières premières végétales. Elle utilise une propriété singulière du gaz carbonique lorsqu'il atteint un état supercritique*.

  Dans cet état, il présente la particularité de pouvoir dissoudre de nombreux composés de tissus vivants sans risquer de laisser de traces de produits indésirables comme les solvants.

 

* Lorsque que le CO2 est à une température supérieure à 31° et sous pression, il présente un état intermédiaire entre le gazeux et le liquide. Voir schéma ci-contre.

Les premières conquêtes de la chimie organique

 

 

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Distillation

 

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Head space

 

Elles remontent à la première moitié du XIXe siècle

1830 : Aldéhyde cinnamique, anéthol, bornéol Cannelle, anis et pin

1868 : Coumarine. Fougère

1869 : Héliotropine

1876 : Vanilline. Parfums chauds doux et amnbrés

1887 : Muscs nitrés

Fin XIXe : Ionones, salicylate d'amyle et méthylionones, quinoléines. Cuir

1903-1912 : Aldéhydes, undécalactalone. Pêche

1959 : Cis 3 hexenol

1962 : Dihydrojasmonate de méthyle

1970 : Damascones.  Dérivés de l'essence de cèdre et de la rose de Damas

La distillation fractionnée

  Elle permet d'isoler certains éléments nobles des huiles brutes, augmentant ainsi leur puissance, leur finesse et leur solubilité. On peut reconstituer des corps parfumés d'après nature ou en inventer totalement de nouveaux. La déterpénation (séparation des terpènes) ou la rectification (sélection) des huiles essentielles sont des techniques d'affinement.

 Le head space

  Une cloche de verre est placée sur la fleur sur pied et elle est parcourue par un gaz neutre qui va se charger des molécules odorantes. Ce gaz sera ensuite analysé pour réaliser une carte d'identité moléculaire du parfum de cette fleur.

 

  Chaque parfum est une symphonie. Les notes parfumée sont regroupées comme les instruments de l'orchestre. L'artiste parfumeur compose ensuite son œuvre : il écrit la partition de chaque note puis assemble les trois notes entre elles. Les notes de tête composées de produits très volatils sont les odeurs qui jaillissent dès l'ouverture de la symphonie parfumée puis viennent les notes de cœur qui modulent le thème profond du parfum enfin entrent en scène les notes de fond, notes graves sur lesquelles s'inscrivent les souvenirs de la mélodie. Cet ensemble de caractères se nomme aussi pyramide olfactive.

Un parfum, une ligne, des dilutions différentes :

Le parfum, l'essence, l'extrait : préparation la plus concentrée, 15 à 30 % de produits dilués dans de l'alcool à 98° environ.
L'eau de parfum ou eau parfumée : 10 à 15 % de produits dilués dans l'alcool.
L'eau de toilette : 5 à 1O % de produits dilués dans l'alcool à 85°. Souvent en vaporisateur.
L'eau de Cologne : 3 à 5 % de produits dilués dans l'alcool à 70° ou 80°.
L'eau fraîche : 1 à 3 % de produits dilués dans l'alcool à 70° ou 80°.
L'eau de Cologne masculine : 3 à 5 % de produits dilués dans l'alcool à 70°.

Nb. Dosages approximatifs qui peuvent varier d'une marque à l'autre.

 

De la volatilité

Notes de tête Notes de cœur Notes de fond
Bergamote Achillée Angélique
Cajeput Aneth Basilic extra
Camphre Anis Benjoin
Cardamome Bigaradier amer Bigaradier
Cédrat Bois d'aloès Bois de rose
Citron Cacao Camphre Shiu doux
Citron extra Camomille bleue Cannelle
Citronnelle Camomille romaine Carotte
Coriandre Camomille sauvage Casse
Cumin Cardamome Cyprès
Estragon Coriandre Encens
Eucalyptus Cumin Galbanum
Eucalyptus citronné Cumin noir Genévrier
Eucalyptus radiaire Estragon Gingembre
Fenouil doux Fenouil doux Hélicryse
Lemon grass Fleur d'oranger Marjolaine
Lime Frangipanier Miel
Litsea Genêt absolu Mousse de chêne
Magnolia feuilles Géranium Myroxyle
Mandarine Géranium Myrrhe
Mandarine extra Gingembre Nard
Mandarine sanguine Hysope Noix de Muscade
Mandarine verte Ilang-ilang Oeillet feuille
Mélisse 30% Iris de Florence Origan
Menthe naine Jasmin Patchouli
Menthe poivrée Jasmin d'Espagne Pin de Corse
Menthe romaine Laurier Pin maritime
Niaouli Lavande Pin Mugho
Orange amère Lavande bleue Pin pignon
Orange douce Lavande en épi Pin pleureur de l'Himalaya
Orange extra Lavande extra Pin sylvestre
Orange sanguine Lavande véritable Poivre noir
Pamplemousse Magnolia Reine des prés
Ravensara Mélisse 100% Romarin
Thym citronné Miel absolu 60% Santal
Verveine odorante 10% Millepertuis Sapin blanc
Verveine odorante 100% Mimosa absolu 50 % Sapin de Douglas
Myrte Sapin rouge
Narcisse absolu 80% Sarriette
Nard Saule
Noix de muscade Thé
origan Thym blanc
Ortie Thym rouge
Palmarosa Vétiver
Pin cembro
Poivre vert
Rhododendron
Rose absolue
Rose blanche
Rose bulgare
Rose de mai absolue
Rose indienne
Rose marocaine
Rose turque
Sauge
Sauge sclarée
Vanille absolue 80%
Violette

LEXIQUE

 

ABSOLUE : Les essences absolues sont obtenues à partir de concrètes ou de résinoïdes. Pour éliminer les cires, on dilue la concrète dans de l'alcool puis on glace le mélange pour séparer les cires des huiles essentielles. Ces dernières sont ensuite concentrées par distillation sous pression réduite afin d'éliminer l'alcool. Les essences absolues ainsi obtenues sont des matières de grande richesse pour composer les parfums.

ACCORD : Effet obtenu par le mélange de deux ou plusieurs matières premières ou notes simples. La qualité de l'accord dépend de l'équilibre des proportions et de leur volatilité.

ALAMBIC : Appareil utilisé pour la distillation composé d'une cuve dans laquelle on chauffe de l'eau sous des grilles où les matières à parfum sont disposées. Un col de cygne surmonte cette cuve et conduit la vapeur d'eau chargée des molécules parfumées vers un condenseur (réfrigérateur) où elle sera liquéfiée. L'eau et les huiles essentielles se séparent par différence de densité dans un récipient nommé vase florentin.

ALDÉHYDES : Produits de synthèse donnant au parfum un puissant pouvoir de diffusion.

AMBRÉ : Se dit d'un parfum à note douce, vanillé ou poudré.

ANOSMIE : Absence d'odorat.

AROMATIQUE : Caractérise une odeur agréable provenant de certaines espèces végétales.

BASE : Structure olfactive élémentaire. Elle constitue un élément préfabriqué facilitant le travail du créateur dans l'élaboration d'un parfum.

BAUME : Substance résineuse et odorante que secrètent certains végétaux.

BOUQUET : Senteurs rassemblées en une seule.

CHROMATOGRAPHIE : Technique de séparation des différents constituants chimiques des matières premières parfumées.

COMPOSITION : Mélange de produits naturels ou synthétiques. Désigne aussi le produit obtenu à l'issue du travail de création.

CONCENTRÉ : Produit de la composition réalisée par le "nez" et qui sera ensuite plus ou moins dilué dans un produit comme l'alcool selon la formule souhaitée (parfum, eau de parfum, eau de toilette…)

CONCENTRER: Accroître l'effet des éléments odorants d'un parfum .

CONCRÈTE : Produit solide ou semi-solide obtenu en distillant des matières parfumées naturelles par des solvants volatils.

COSMÉTIQUE : Produits de toilette, de soins, de beauté destinés à nettoyer, soigner, à entretenir et à embellir les parties externes du corps humain.

CONTRETYPE : Plagiat ou reproduction d'une composition de parfumerie.

DIFFUSION : Propagation d'une odeur dans l'atmosphère.

DILUER : Diminuer la concentration d'un produit odorant en ajoutant par exemple de l'alcool.

DISSOUDRE: Introduire dans un liquide des éléments solubles d'un produit solide ou semi-solide pour élaborer une solution.

DISTILLATION : Procédé traditionnel d'entraînement par la vapeur d'eau des principes odorants de certaines matières premières (hydrodistillation). On obtient ainsi des huiles essentielles.

DISTILLATION MOLÉCULAIRE : C'est une distillation fractionnée sous vide, avec solvant approprié, permettant d'isoler la partie intéressante d'une essence.

DOMINANTE : Caractéristique de la note la plus perceptible sur le plan olfactif dans une composition. Ex : une note florale à dominante jasmin.

DOSER : Déterminer, en cours de création, les plus justes proportions des différents constituants d'un mélange pour obtenir le meilleur accord olfactif.

EAU DE ROSE : Eau qui a servi à la distillation de la fleur de rose.

EFFLUVE: (nom masculin). Odeur qui se dégage spontanément d'une composition.

EMBAUMER : Dégager une odeur balsamique.

ENFLEURAGE : Méthode ancienne d'extraction à froid des produits floraux, mise au point à Grasse, utilisant la propriété qu'ont certaines graisses d'absorber et de retenir les éléments odorants. Cette méthode était déjà connue dans l'antiquité grecque pour la fabrication des baumes et des pommades odorants. Par la suite, ces graisses parfumées ou pommades furent ensuite lavées à l'alcool pour donner les absolues de pommade.

ESSENCE : Synonyme d'huile essentielle.

ÉVAPORATION: Passage de l'état liquide à l'état gazeux, s'accompagnant d'un dégagement odorant ; la vitesse de l'évaporation dépend du caractère plus ou moins volatil de la substance considérée.

EXPRESSION : Technique d'extraction des huiles essentielles en pressant à froid, par exemple, les zestes des agrumes.

EXTRAIT: Élément parfumé isolé parmi plusieurs constituants par distillation, dissolution, expression, enfleurage etc. Jus et huile essentielle sont ensuite séparés par centrifugation.

FAMILLE : Les parfums ont été classés par les professionnels en sept familles différenciées.

FORMULE : Proportion avec très grande précision de la composition d'un parfum. Elle est connue du seul parfumeur. Comme le dépôt d'un brevet d'invention pour un parfum ne peut encore être effectué, les contrefacteurs ont encore un champ relativement libre. La formule se doit d'être d'une grande confidentialité.

FRACTIONNER : Séparer par distillation les parties de volatilité différente d'une huile essentielle.

FRAGRANCE : Odeur plaisante que dégage un produit parfumé.

GALBANUM : Gomme résine tirée de la plante du même nom.

GAMME : Organisation thématique des odeurs par rapport à une classification olfactive commune à la profession. Désigne aussi l'ensemble des matières premières dont dispose le "nez".

HALÉNÉE : Bouffée de parfum.

HEAD SPACE : Cloche de verre placée sur un élément naturel (feuille, fleur, fruit) et parcourue par un gaz neutre qui va se charger des molécules odorantes qui caractérisent le parfum du végétal choisi. Le "nez artificiel" permettra d'analyser ensuite le gaz chargé et déterminera la carte d'identité moléculaire de la fragrance du végétal laissé dans son environnement et étudié à l'heure choisie par le spécialiste.

HUILE ESSENTIELLE (ou Essence) : Désigne les produits aromatiques et volatils extraits des végétaux, soit par distillation, soit par expression.

INFUSION : Opération consistant à mettre en contact prolongé, pour six mois au minimum, une matière première solide ou pâteuse, dans de l'alcool éthylique afin d'en dissoudre à froid les principes essentiels. Ex : infusion de musc, d'ambre, de civette, de castoréum, de mousse de chêne, etc.

JUS : Terme désignant la solution alcoolique d'un concentré de parfum.

LIGNE : Ensemble des produits dérivés d'une même fragrance, de l'extrait à l'eau de toilette et commercialisés sous la même appellation.

MACÉRATION : Opération qui consiste à laisser en contact prolongé, de quelques jours à quelques mois, le concentré dans de l'alcool.

MATIÈRES PREMIÈRES : Éléments simples d'une formule de parfumerie.

MOUILLETTE (ou TOUCHE) : Lamelle de papier absorbant utilisée pour tester les parfums en très petite quantité. En les utilisant, le public peut aussi apprécier le parfum commercialisé.

MYRRHE : Gomme résine au parfum capiteux issue du basalmier, originaire d'Abyssinie.

NÉROLI : Nom de l'huile essentielle de la fleur d'oranger amer. Vient du nom de la duchesse Flavio Orsini, princesse de Néroli.

NOTE : Caractéristique de l'odeur d'une matières parfumée. Pour exemple, :note florale, note chyprée, note ambrée.

NOTES : De tête, de cœur, de fond, elles caractérisent la volatilité d'un parfum.

ONGUENT : Autrefois synonyme de parfum. Aujourd'hui, sorte de pommade.

ORGUE À PARFUM : Meuble regroupant des centaines d'échantillons d'huiles essentielles autrefois utilisées par les créateurs.

OSMOLOGIE : Science des odeurs.

PALETTE : Ensemble de matières premières fréquemment utilisé par un créateur.

PARFUM : Aboutissement du travail de création d'un parfumeur créateur. Le parfum (ou extrait) désigne également le produit le plus concentré d'une ligne.

PARFUMEUR-CREATEUR : Compositeur chargé de la création du parfum.

PRODUIT NATUREL : Produit existant dans la nature, d'origine végétale ou animale.

PRODUIT DE SYNTHÈSE : Produit obtenu par réaction chimique de corps qui peuvent être eux-mêmes issus d'essences naturelles ou d'autres matières sans rapport apparent avec la parfumerie.

PYRAMIDFE OLFACTIVE : Éventail de la volatilité des parfums classé en "notes de tête" légères et très volatiles, fraîches comme les hespéridés, en "notes de cœur", moins volatiles plus voluptueuses, souvent de la classe des florales, enfin les "notes de fond" plus lourdes et plus tenaces, à senteurs animales ou épicées.

RECTIFIER : Par distillation, débarrasser de ses impuretés une matière première.

RÉSINE : Exsudation solidifiée qui survient chez certains végétaux.

RÉSINOÏDE : Produit résineux obtenu par le traitement aux solvants volatils de certains baumes, gommes, résines ou parties sèches de produits naturels. Généralement utilisé comme élément de la note de fond.

SILLAGE : Senteur laissée après le passage d'une personne portant parfum.

SPECTROMÉTRIE : Méthode de mesure et d'analyse physique complémentaire de la chromatographie pour étudier et contrôler des éléments utilisés en parfumerie.

TEINTURE : Infusion.

VÉTIVER : Plante de l'Inde aux racines très odorantes. L'essence de vétiver provient des racines séchées. Peut constituer la note de fond de certains parfums féminins.

VIRÉ : Se dit d'un parfum lorsque son odeur et sa couleur originelles se sont désagréablement dégradées à la suite d'actions physiques ou chimiques provoquées par l'air (oxydation), la lumière, la chaleur ou le vieillissement.

              

"…et l'odeur pénétrait directement en eux jusqu'à leur cœur, et il y décidait catégoriquement de l'inclinaison et du mépris, du goût et du désir, de l'amour et de la haine. Qui maîtrisait les odeurs maîtrisait le cœur des hommes."

Le Parfum de Patrick SÜSKIND

 

BIBLIOGRAPHIE

 

  Ce livret pédagogique distribué aux juniors en accompagnement des "Ateliers des parfums" a été réalisé à partir des textes et des documents suivants :

Donzel Catherine, Le Parfum, Édition du Chêne, avril 2000.

Comité français du parfum, Parfum l'Expo, 2001.

Bibliothèque de travail, l'École moderne, Le Parfum, us et coutumes, N° 1077, 1996.

Les clés de l'actualité, La saga d'un parfum, n° 374, décembre 1999.

Parfums de rêve, Éditions ATLAS.

Textes et documents, Plantes et parfums, n°471, février 1988

E. Canella, Essences, éditions de Vecchi, septembre 2000.

Terre Sauvage, Le pouvoir troublant des parfums, N° 137, p. 54 à 69, mars 1999.

Géo, Roses, fleurs chères à l'islam,, n° 198, p. 10 à 21, août 1995.

Géo, La chasse aux parfums, n° 249, p. 152 à 168, novembre 1999.

Science et Vie Junior, La création d'un parfum, , p. 78-79, n°112, janvier 1999.

Notre Histoire, art. La vanille, p. 19, n° 108, février 1994.

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B.M. Lawrence, Essential oils, Perfumer and Flavorist, 1980.

L'Art du parfum, Édition Le Temps apprivoisé, Paris, 1993.

Barillé, Laroze, Le Livre des parfums, Flammarion, Paris, 1995.

Cabbré, Sebbag, Vidal, Femme de papier, une histoire du geste parfumé, Édition Milan, Toulouse, 1998.

Chauvière André, Parfums et senteurs du grand siècle, Éd. Favre, Lausanne, 1999.

Colard Grégoire, Le charme secret d'une maison parfumée, Éditions J.-C. Lattès, Paris, 1984.

Colombani M.-J., Bourrec J.-R. Le livre de l'amateur de parfum, Éditions Briand-Laffont, 1988.

Corbin Alain, Le Miasme et la Jonquille, L'odorat et l'imaginaire social XVIIIe et XIXe siècles, Éditions Aubier Montaigne, Paris, 1982.

Edwards Michael, Parfums de légende, un siècle de création française, HM Éditions, Levallois-Perret, 1998.

Faure Paul, Parfums et aromates de l'Antiquité, Éditions Fayard, Paris, 1987.

Fellous Colette, Guerlain, Éditions Denoël, paris, 1987.

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Jaubert J.-N. Les Arômes alimentaires, Édition PUF, collection "Que sais-je?", N° 2104.

Laszlo Pierre, Les Sciences du parfum, PUF, "Que sais-je?", Paris, 1997.

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Collectif dirigé par Jacqueline Blanc-Mouchet, Odeurs, L'essence d'un sens, revue Autrement, série Mutations, n° 92, Paris, 1987.

Pavia Fabienne, L'univers des parfums, Éditions Solar, Paris, 1995.

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Tout faire, Les eaux de toilette (recettes), n° 12, 1977.

Ça m'intéresse, janvier 1988.

 et....... Le parfum sur le WEB sur le serveur de l'Académie de Nice .