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Armoiries ecclésiatiques sur coffre gothique (Chaalis)
Le parcours propose une initiation à l'héraldique:
Le champ d'investigation se développe dans le musée et la chapelle abbatiale où figurent les armoiries des abbés de Chaalis. Quelques blasons de la chapelle abbatiale de Chaalis. Le livret propose ensuite une recherche dans les collections du musée selon différentes occurrences. La dernière partie du livret propose à l'élève de construire son propre blason.
Le chrisme : le blason du Christ ? Il est entouré d'anges, de pentagones étoilés et d'une fleur de lis. Cercle céleste inscrit dans le carré terrestre. Monogramme du Christ, formé des deux premières lettres grecques de son nom khi (X) et rhô (P). Alpha (A) et Oméga (grand O) , première lettre et dernière lettre de l'alphabet grec : "dieu au début et à la fin de tout." Lorigine des armoiries: Elles apparaissent dans le courant du Xllème siècle. Les chevaliers deviennent méconnaissables à la suite des progrès des armures. Ils prennent donc lhabitude de faire peindre des figures sur la surface de leur bouclier, figures qui leur servent de signe de reconnaissance dans la mêlée des batailles et des tournois. Ces armoiries seront un signe didentification rapide entre les chevaliers qui partent pour les croisades et elles se portent aussi sur le heaume et le couvre-nuque. Lors de la troisième croisade, les rois convinrent, à Gisors en 1188 de porter des couleurs différentes (vert pour les Flamands, rouge pour les Français et blanc pour les Anglais). Des armoiries pour tous: Jusquau XlXème siècle, lusage des armoiries na jamais été le privilège dune classe sociale. Toujours et partout, chacun a été libre dadopter les armoiries de son choix à condition quelles ne soient pas celles dun autre. Elles peuvent être le signe distinctif dune famille, dune corporation, dune abbaye, dune ville...Elles sont presque toutes représentées sur un écu. Ci-dessous, grande salle des croisades. Armoiries peintes sur les piliers(1ère, 2ème et 3ème croisades).
Les armoiries et les sceaux, des signes d'identité. Après les seigneurs ce sont tous les chevaliers qui adoptent le système. Le phénomène sétend ensuite aux autres catégories sociales : les femmes de laristocratie, les prélats et les villes (vers 1200), les bourgeois des grandes villes (vers 1220) puis les artisans et les paysans (vers 1230) et les religieuses (vers 1300) adoptent des armoiries. Cest essentiellement par lusage du sceau que lemploi des armoiries sest étendu aux non-combattants. Avant 1500, en Europe occidentale, on compte un million darmoiries médiévales. Les 3/4 sont connues par les sceaux et plus d1/3 sont des armoiries non-nobles. Au sein dune même famille, seul laîné de la branche aînée peut porter les armes pleines (entières). Les autres doivent introduire une légère modification dans lécu, cest la brisure. Les hérauts darmes.Une caste puissante dans loccident médiéval Comment se reconnaître parmi toutes ces armoiries ? «...Cinq hérauts darmes portèrent à Edouard III dAngleterre la liste des chevaliers français tués à la bataille de Crécy (1346)...» Dabord simples messagers, les hérauts darmes deviennent des hommes de confiance à la mémoire infaillible qui doivent identifier sans erreur et rapidement toutes les armoiries des chevaliers. En temps de guerre Avant la bataille, ils rédigeaient les testaments des chevaliers. Pendant la bataille, sans armes et vêtus du tabard (tunique caractérisitque), ils pouvaient se rendre sans crainte dans le camp adverse pour négocier au nom de leur maître. Ils avaient un devoir de réserve et ne devaient pas dévoiler les plans de ladversaire sous peine dêtre pris pour un espion. Après la bataille, en compagnie des hérauts adverses, ils allaient identifier les victimes puis ils dressaient la liste des chevaliers tués et ils attribuaient la défaite au parti qui avait le plus grand nombre de victimes. En temps de paix Les hérauts organisaient les grandes manifestations: adoubements, tournois...et ils contrôlaient la juste application des règles héraldiques. Interpréter une armoirie religieuse À Chaalis, dans le vestibule «Médicis», on découvrira souvent lécu d'or des Médicis, un des éléments constitutifs des armoiries ci-contre. À droite, armes de Clément VII (Jules de Médicis), pape de1523 à 1534.Comme la famille des Médicis qui domina Florence avant dy régner du XVIème au XVIIIème siècle, il te faut choisir des meubles précis. On pense généralement que les ancêtres de cette illustre famille florentine étaient apothicaires (sorte de pharmaciens). Aussi auraient-ils choisi cinq pilules rouges qui guérissent des cinq maladies ordinaires ( coeur, foie, estomac, intestin, poumon) et une pilule bleue propre à guérir les autres maux. La ville de Florence ayant choisi la fleur de lis, on retrouve parfois cette figure sur le blason des Médicis.
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