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La chapelle abbatiale ( XIIIème siècle).
Avec le Concordat de 1516, l'abbaye tombait en
commende et les abbés commendataires, comme le cardinal Hippolyte II d' Este, faisaient
bénéficier l'abbaye de leur goût pour les arts.
Son neveu, Louis d'Este, fit venir le Tasse à
Chaalis. Le poète y séjourna pendant l'hiver 1571-1572. L'illustre famille de
Ferrare confia à Primatice, le soin d'orner l'intérieur de la chapelle de fresques .
Derrière la rosace actuelle, "tout le mur intérieur de la façade reçut une
fresque monumentale, représentant l' Annonciation, avec dans un globe céleste, le Père
éternel lançant ses anges pour annoncer la nouvelle. Tous les voûtainsfurent peints des
figures des Apôtres, des Pères de l'Eglise, des Evangélistes et de nombreux anges
portant les instruments de la Passion".
Intérêt pédagogique:
Outre la qualité et la rareté de ces fresques de
la Renaissance de la première Ecole de Fontainebleau, à l'initiative de madame de Vatry,
des peintures du XIXème furent insttqalés sur le mur de soubassement des baies. Elles
représentent une grande draperie surmontée de tous les blasons des abbés de Chaalis.
Un premier parcours pédagogique permet aux enseignants de
se répérer dans l'iconographie religieuse. Un second est destiné aux élèves et
propose entre autre de développer le thème de l'Annonciaiton.
Pour des motifs pédagogiques, tous les croquis et les
dessins peuvent être reproduits librement.
Pour un parcours sur l 'héraldique cliquez sur
Le blason.
du chrétien qui s'est affranchi de l'ecclesia mais qui s'enfonce dans le
pessimisme, vison pré-romantique naissante.
"La scène se passait entre les anges, sur les
débris du monde détruit. Chaque voix chantait une des splendeurs de ce globe éteint, et
l'ange de la mort définissait les causes de sa destruction. Un esprit montait de
l'abîme, tenant en main l'épée flamboyante, et convoquait les autres à venir admirer
la gloire du Christ vainqueur des enfers."
"Avec le Concordat de 1516, l'abbaye tombait
en commende et les abbés commendataires comme le cardinal Hippolyte II d' Este, faisaient
bénéficier l'abbaye de leur goût pour les arts."
Son neveu, Louis d'Este, fit venir le Tasse à
Chaalis. Le poète y séjourna pendant l'hiver 1571-1572. L'illustre famille de
Ferrare confia à des peintres de la Première École de Fontainebleau, le soin d'orner
l'intérieur de la chapelle de fresques. Derrière la rosace actuelle, tout le mur
intérieur de la façade reçut une fresque monumentale, représentant l' Annonciation,
avec dans un globe céleste, le Père éternel lançant ses anges pour annoncer la
nouvelle. Tous les voûtains furent peints des figures des Apôtres, des Pères de
l'Eglise, des Evangélistes et de nombreux anges portant les instruments de la Passion.
Ndr : L'attribution des fresques Renaissance de
Chaalis a évolué en fonction des modes de l'histoire de l'art maisde nos jours, il
semble avéré que Le Primatice participa activement à l'iconographie des fresques de
Chaalis. Bagnacavallo Ramenghi, le fils, aurait pu être un des exécutants. Il est
peu probable que des peintres médiocres aient pu s'imposer à proximité d'un édifice
(mur actuel de la roseraie) dessiné par Sebastiano Serlio, le grand architecte de la
Renaissance italienne dont le séjour à Chaalis est attesté à deux reprises.
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Un prestigieux
témoin
Gérard
de Nerval |
La
Chapelle sainte Marie
de Chaalis

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"Le soleil noir
de la mélancolie, qui verse des rayons obscurs sur le front de l'ange rêveur d'Albert
Dürer". |
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Peut-on rêver d'un plus grand talent littéraire que
celui de Gérard de Nerval pour décrire les fresques Renaissance de la chapelle abbatiale
de Chaalis ?
Les deux
textes cités ci-dessous sont extraits des Filles du Feu dont l'écriture datait de 1853
et la première édition de 1854, trois et quatre années après l'achat du domaine de
Chaalis par Madame de Vatry. L'importance historique du témoignage ne cède en rien à
ses qualités de description et à son génie romanesque. Par quel hasard, par quelle
incroyable intuition le poète avait-il figé le temps au jour de la Saint Barthélémy ?
1572, Le
massacre, la fin d'une possible conciliation entre catholiques et protestants.
Irréalisable concorde chère au cur d'Hippolyte II d'Este, le premier et le plus
célèbre des abbés commandataires de Chaalis. ! Souvenir et obsession.
Hippolyte II
d'Este, le cardinal de Ferrare, favori des rois très chrétiens et de Catherine de
Médicis.
1572, la date
de la mort de celui qui fut le maître d'ouvrage des fresques de la chapelle.
"
La suite des
ruines amenait encore à une tour et une chapelle. Nous montâmes à la tour. De là l'on
distinguait toute la vallée, coupée d'étangs et de rivières, avec les longs espaces
dénudés qu'on appelle le Désert d'Ermenonville, et qui n'offrent que des grès de
teinte grise, entremêlés de pins maigres et de bruyères. Des carrières rougeâtres se
dessinaient encore çà et là à travers les bois effeuillés, et ravivaient la teinte
verdâtre des plaines et des forêts, où les bouleaux blancs, les troncs tapissés de
lierre et les dernières feuilles d'automne se détachaient encore sur les masses
rougeâtres des bois encadrés des teintes bleues de l'horizon. Nous redescendîmes pour
voir la chapelle ; c'est une merveille d'architecture. L'élancement des piliers et des
nervures, l'ornement sobre et fin des détails, révélaient l'époque intermédiaire
entre le gothique fleuri et la Renaissance. Mais, une fois entrés, nous admirâmes les
peintures, qui m'ont semblé être de cette dernière époque.
- Vous allez voir des
saintes un peu décolletées, nous dit le fils du garde. En effet, on distinguait une
sorte de Gloire peinte en fresque du côté de la porte, parfaitement conservée, malgré
ses couleurs pâlies, sauf la partie inférieure couverte de peintures à la détrempe,
mais qu'il ne sera pas difficile de restaurer. Les bons moines de Chaalis auraient voulu
supprimer quelques nudités trop voyantes du style Médicis. En effet, tous ces anges et
toutes ces saintes faisaient l'effet d'amours et de nymphes aux gorges et aux cuisses
nues. L'abside de la chapelle offre dans les intervalles de ses nervures d'autres figures
mieux conservées encore et du style allégorique usité postérieurement à Louis XII. En
nous retournant pour sortir, nous remarquâmes au-dessus de la porte des armoiries qui
devaient indiquer l'époque des dernières ornementations. Il nous fut difficile de
distinguer les détails de l'écusson écartelé, qui avait été repeint postérieurement
en bleu et en blanc. Au 1 et au 4, c'étaient d'abord des oiseaux que le fils du garde
appelait des cygnes, disposés par 2 et 1 mais ce n'étaient pas des cygnes. Sont-ce des
aigles déployées, des merlettes ou des alérions ou des ailettes attachées à des
foudres ? Au 2 et au 3, ce sont des fers de lance ou des fleurs de lis, ce qui est la
même chose. Un chapeau de cardinal recouvrait l'écusson et laissait tomber des deux
côtés ses résilles triangulaires ornées de glands ; mais n'en pouvant compter les
rangées, parce que la pierre était fruste, nous ignorions si ce n'était pas un chapeau
d'abbé. Je n'ai pas de livres ici. Mais il me semble que ce sont là les armes de
Lorraine, écartelées de celles de France. Seraient-ce les armes du cardinal de Lorraine,
qui fut proclamé roi dans ce pays, sous le nom de Charles X ou celles de l'autre cardinal
qui aussi était soutenu par la Ligue ? ... Je m'y perds, n'étant encore, je le
reconnais, qu'un bien faible historien..."
Les Filles du feu :
Angélique 11ème lettre
"
Nous rattrapâmes le pavé à
Mont-l'Evêque, et quelques minutes plus tard nous nous arrêtions à la maison du garde,
à l'ancienne abbaye de Châalis. - Châalis, encore un souvenir ! Cette vieille
retraite des empereurs n'offre plus à l'admiration que les ruines de son cloître aux
arcades byzantines, dont la dernière rangée se découpe encore sur les étangs, - reste
oublié des fondations pieuses comprises parmi ces domaines qu'on appelait autrefois les
métairies de Charlemagne. La religion, dans ce pays isolé du mouvement des routes et des
villes, a conservé des traces particulières du long séjour qu'y ont fait les cardinaux
de la maison d'Este à l'époque des Médicis : ses attributs et ses usages ont encore
quelque chose de galant et de poétique, et l'on respire un parfum de la Renaissance sous
les arcs des chapelles à fines nervures, décorées par les artistes de l'Italie. Les
figures des saints et des anges se profilent en rose sur les voûtes peintes d'un bleu
tendre, avec des airs d'allégorie païenne qui font songer aux sentimentalités de
Pétrarque et au mysticisme fabuleux de Francesco Colonna. Nous étions des intrus, le
frère de Sylvie et moi, dans la fête particulière qui avait lieu cette nuit-là. Une
personne de très illustre naissance, qui possédait alors ce domaine, avait eu l'idée
d'inviter quelques familles du pays à une sorte de représentation allégorique où
devaient figurer quelques pensionnaires d'un couvent voisin. Ce n'était pas une
réminiscence des tragédies de Saint-Cyr, cela remontait aux premiers essais lyriques
importés en France du temps des Valois. Ce que je vis jouer était comme un mystère des
anciens temps. Les costumes, composés de longues robes, n'étaient variés que par les
couleurs de l'azur, de l'hyacinthe ou de l'aurore. La scène se passait entre les anges,
sur les débris du monde détruit. Chaque voix chantait une des splendeurs de ce globe
éteint, et l'ange de la mort définissait les causes de sa destruction. Un esprit montait
de l'abîme, tenant en main l'épée flamboyante, et convoquait les autres à venir
admirer la gloire du Christ vainqueur des enfers. Cet esprit, c'était Adrienne
transfigurée par son costume, comme elle l'était déjà par sa vocation. Le nimbe
de carton doré qui ceignait sa tête angélique nous paraissait bien naturellement un
cercle de lumière ; sa voix avait gagné en force et en étendue, et les fioritures
infinies du chant italien brodaient de leurs gazouillements d'oiseau les phrases sévères
d'un récitatif pompeux.
En me retraçant ces détails, j'en suis à
me demander s'ils sont réels, ou bien si je les ai rêvés. Le frère de Sylvie était un
peu gris ce soir-là. Nous nous étions arrêtés quelques instants dans la maison du
garde, - où, ce qui m'a frappé beaucoup, il y avait un cygne éployé sur la porte, puis
au dedans de hautes armoires en noyer sculpté, une horloge dans sa gaine, et des
trophées d'arcs et de flèches d'honneur au-dessus d'une carte de tir rouge et verte. Un
nain bizarre, coiffé d'un bonnet chinois, tenant d'une main une bouteille et de l'autre
une bague, semblait inviter les tireurs à viser juste. Ce nain, je le crois bien, était
en tôle découpée. Mais l'apparition d'Adrienne est-elle aussi vraie que ces détails et
que l'existence incontestable de l'abbaye de Châalis ? Pourtant c'est bien le fils du
garde qui nous avait introduits dans la salle où avait lieu la représentation ; nous
étions près de la porte, derrière une nombreuse compagnie assise et gravement émue.
C'était le jour de la Saint-Barthélemy, - singulièrement lié au souvenir des Médicis,
dont les armes accolées à celles de la maison d'Este décoraient ces vieilles
murailles... Ce souvenir est une obsession peut-être ! - Heureusement voici la voiture
qui s'arrête sur la route du Plessis ; j'échappe au monde des rêveries, et je n'ai plus
qu'un quart d'heure de marche pour gagner Loisy par des routes bien peu
frayées
"
Sylvie : Souvenirs du Valois
VII Chaalis.
Textes établis par Henri
Lemaître, http://gallica.bnf.fr/Fonds_Frantexte/T0101475.htm |

Plan de la partie supérieure de la Sainte-Chapelle de Paris.
Ce plan est très
proche de celui d'une chapelle rayonnante de la cathédrale d'Amiens. |
Le plan de la chapelle
Selon R.-H. Bautier,
la chapelle abbatiale de Chaalis aurait été élevée entre 1245 et1255. Comme pour la
Sainte-Chapelle de Paris elle fut un temps attribuée à Pierre de Montreuil mais pour ces
deux édifices lidentité du maître duvre reste encore à prouver. Par
contre la construction de la chapelle de la Vierge en l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés,
les travaux d'élévation d'une partie de la nef de Saint-Denis et du croisillon sud de
Notre-Dame de Paris furent dirigés selon toute vraisemblance par ce même Pierre de
Montreuil.
Sainte-Chapelle et chapelle de Chaalis,
étaient probablement deux témoignages à des niveaux différents de lévolution de
la ferveur religieuse et de larchitecture au temps du roi Saint-Louis.
Plans d'après Viollet le Duc Dictionnaire
de l'architecture médiévale |

Plan de la chapelle de
l'abbé de Chaalis
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Si l'on compare le plan du Trésor de la Sainte-Chapelle et le plan
de la chapelle de Chaalis, on peut observer une très grande similitude : même nombre de
travées, chur identique, même rythme architectural.
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La chapelle du XIIIe
siècle, l'abbaye du XVIIIe siècle (le musée actuel) et les ruines de
l'église abbatiale de Chaalis du XIIIe siècle. |
Dès le XIIIe siècle, à l'imitation des rois de
France, des abbés et des grands seigneurs se firent construire leur chapelle-reliquaire.
Sans remettre en cause la datation du bâti, il semble difficile daccréditer pour
cette même période, lexistence dune chapelle dédiée à la dévotion
particulière de labbé de Chaalis. Une étude plus précise du cartulaire pourrait
peut-être permettre de préciser les hypothèses concernant la dédicace. À la fin du
XIVe siècle, elle était nommée Chapelle Sainte Marie par Jean de
Montreuil. En 1544, elle était désignée capella vecchia de Nostra Dona sur le
registre des comptes du cardinal de Ferarre. Au XVIIIe sur des plans de
labbaye elle était appelée Chapelle du Roy puis Chapelle de
labbé.
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À Chaalis, l'architecte avait
repris un plan très proche de celui du Trésor des chartes une annexe importante qui
à elle seule était un monument et qui était accroché au flanc de la
Sainte-Chapelle. Il avait utilisé des piles engagées très saillantes à colonnes
triples pour supporter les voûtes comme celles de Saint-Germain ou de Vincennes. Ce
système permettait d'alléger la poussée sur les contreforts, d'en diminuer la saillie
et la masse à l'extérieur et de réduire la charge sur les fenêtres. Le premier tiers
de lélévation correspond à un mur dont le sommet est chanfreiné des deux parts
et qui assure le chaînage de la structure. L'ébrasement des baies appuyées sur
louvrage en pierre de taille permet le recul de la haute claire-voie et donne de l'air à l'intérieur du bâtiment. La base des meneaux
simplante avec élégance sur la crête de ce mur épais et leur savante
répartition permet de masquer de prime abord les différentes largeurs des fenêtres qui
sinsèrent sous les formerets jusquau niveau de la corniche. Pas de gable
au-dessus des arcs des baies ni de pinacle surmontant les culées. Les éléments communs
de larchitecture, la présence de Louis IX à Paris comme à Chaalis ainsi que la
période probable de construction ont incité les historiens à rapprocher lhistoire
de ces deux édifices. Les progrès de
l'architecture furent si rapides en ce milieu du XIIIe siècle quune
dizaine dannées suffisait pour faire apparaître des modifications très sensibles
de l'architecture. La comparaison de l'église abbatiale de Chaalis (consacrée en 1219
mais probablement inachevée) et de la chapelle de Chaalis (1245-1255 ) pourrait en
apporter une preuve supplémentaire. Cette architecture rayonnante, opus francigenum, a
été probablement réalisée par des maîtres d'uvre professionnels parisiens. |
Les différents éléments de la chapelle abbatiale
Létat de
luvre, la description de la restauration de la chapelle à la fin du XIXe
siècle, les photographies et les plans du projet de Corroyer permettent de penser
que la structure du bâtiment n'a guère subi de transformations majeures depuis le XIIIe
siècle.
 | La façade : un portail étroit surmonté
d'une archivolte à voussure triple et d'un tympan trilobé perce une haute façade à
pignon. Au-dessus d'une galerie fleurdelisée, une rosace à huit compartiments
contient des trèfles à feuilles pointues. Au-dessus, une fenêtre en tiers-point est
garnie d'abat-son. À droite, une tourelle d'angle avec archères et sommet pyramidal. |
 | Les contreforts sont assez puissants et
s'élèvent jusqu'au niveau de la corniche moulurée et décorée dune frise qui
nest pas homogène et qui est en grande partie restaurée. |
 | Sur les six fenêtres latérales quatre sont
de grande taille. Elles sont divisées verticalement par un meneau et chacune de ces
parties est elle-même divisée en deux baies surmontées d'un arc trilobé. Les tympans
sont formés de trois quatre-feuilles. |
Les fenêtres du chur et les
fenêtres latérales directement voisines sont divisées en trois arcs brisés surmontées
de trois quatre-feuilles comme les autres fenêtres latérales.
 | Les colonnettes élancées se terminent par
des chapiteaux aux tailloirs élégants et à la décoration de feuilles stylisées, de
crochets, voire de fleurons. |
 | La toiture à deux pans couverts de plaques
de cuivre a remplacé à la fin du XIXe siècle une couverture de tuiles plates
qui protégeait mieux la corniche. Installé ou réinstallé à la fin du XIXe
siècle, laigle qui domine la toiture fait probablement référence à laigle
blanc du cardinal de Ferrare. |
 | Aux deux gargouilles médiévales
encore visibles dans les angles de la façade sur des photographies de la fin du XIXe
siècle, ont été adjointes, sur les indications de Corroyer, toute une série de gargouilles
néo-gothiques inspirées du bestiaire médiéval, allégories des vices de
lhumanité. Un éléphant soutenant un balconnet vient compléter
cette étrange collection. |
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Grande fenêtre sud de la
nef.
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Chur de la chapelle |
 | Les colonnettes élancées se terminent par
des chapiteaux aux tailloirs élégants et à la décoration de feuilles stylisées, de
crochets, voire de fleurons. |
 | La toiture à deux pans couverts de plaques
de cuivre a remplacé à la fin du XIXe siècle une couverture de tuiles plates
qui protégeait mieux la corniche. Installé ou réinstallé à la fin du XIXe
siècle, laigle qui domine la toiture fait probablement référence à laigle
blanc du cardinal de Ferrare, même s'il est d'un modèle stéréotypé.. |
 | Aux deux gargouilles médiévales
encore visibles dans les angles de la façade sur des photographies de la fin du XIXe
siècle, ont été adjointes, sur les indications de Corroyer, toute une série de gargouilles
néo-gothiques inspirées du bestiaire médiéval, allégories des vices de
lhumanité. Un éléphant soutenant un balconnet vient compléter
cette étrange collection. |
 | Le carrelage, démonté au XIXe
siècle, était composé d'éléments vernissés semblables à ceux de l'église. Ces
terres cuites décorées d'aigles et de fleurs de lis sont visibles pour partie au musée
de Chaalis. |
À l'image de la
Sainte-Chapelle qui devait recevoir les reliques de la Passion, la chapelle abbatiale
pouvait être une église écrin, une châsse de grande échelle destinée à recevoir les
reliques offertes par saint Louis à Chaalis. Le roi aurait donné à l'abbaye de Chaalis,
entre autres reliques, celles de sainte Constance, une des Onze Mille Vierges, et celles
d'un compagnon de saint Maurice. |
La vierge de Baron
Jean de Montreuil :
(1354-1418) notaire et secrétaire du roi Charles VI participa à plusieurs ambassades. Il
fut surtout lun des animateurs dun groupe de lettrés adonnés à
lhumanisme et soucieux de rivaliser avec les Italiens. Il prit soin de conserver ses
lettres, souvent riches de réflexions politiques ou sociales. L'une d'elles, était une
description fort élogieuse de l'abbaye de Chaalis . L'extrait ci-dessous évoquait la
chapelle Sainte-Marie de Chaalis.
"Et, ce qui est plus magnifique encore, c'est
une petite chapelle de Ste Marie, proche de cette habitation. Elle passe pour être à
peine moins belle que celle de St Germain des Prés. C'est que, aux dires du sacriste, des
quantités de miracles ont été accomplis ici par l'intervention de la Ste Vierge auprés
de son fils. Miracles que Dieu multipliera dans sa Grâce s'il le veut bien ( ces dons
dépendent en effet de sa volonté). Et l' on trouve dans cette chapelle, il faut
absolument le mentionner, une remarquable statue de la Vierge. Cette sculpture, c'est
évident, est d'une telle majesté et d'un art si achevé qu'elle n'est inférieure en
rien à aucune de celles qui se trouvent dans ce royaume ou que l'on pourrait rencontrer
ailleurs. On dirait qu'elle est l'oeuvre de Lisippe, de Praxitèle ou d'Apelle".
EPISTOLA XL. Ad quemdam
episcopum. Descriptio Caroli-loci monasterii prope Silvanectum. Martène Amplissima
collectio, T.II, col. 1387-1389. Traduction F. Marengo, 2003, S.A.P. |

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Pour en savoir plus sur
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Description
des fresques de la Renaissance
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Intérêt pédagogique:
Outre la qualité et la rareté de ces compositions
de la Renaissance, des fresques du XIXème, à l'initiative de madame de Vatry,
présentent tous les blasons des abbés de Chaalis.
Un premier parcours pédagogique permet aux
enseignants de se repérer dans l'iconographie religieuse de la chapelle. Un second est
destiné aux élèves et propose entre autre de développer le thème de l'Annonciation.
Pour des motifs pédagogiques, tous les croquis et les
dessins peuvent être reproduits librement.
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